Rubrique ‘Consommation énergétique’

Chapitre IV : IV.3 Chaudière à Condensation

Dimanche 3 octobre 2010

   

Dans le cadre d’une rénovation de notre maison dans le but d’attendre les performances énergétiques d’une habitation BBC, nous avons remplacé une chaudière à gaz classique de marque IDEAL STANDARD âgée de 12 ans par une chaudière à condensation DIETRICH. 

  

Chaudière à condensation à coté du cumulus du CESI

Notre ancienne chaudière était une chaudière robuste de 27kW, qui aurait pu fonctionner correctement pendant encore 20 ans. Elle était programmable et disposée d’une sonde extérieure. Donc a priori aucune raison de la changer. Nous avons franchi le pas pour deux raisons majeures : 

1)      L’étude thermique que nous avions faite réaliser par FEBUS Eco-Habitat montrait qu’avec une très bonne isolation des combles et des murs par l’extérieur et un poêle à bois, le chauffage de notre maison pouvait être assuré par une chaudière de petite puissance (9kW). 

2)      Le mode de fonctionnement et plus précisément le démarrage de notre ancienne chaudière était consommateur de beaucoup de gaz. Comme le montre le schéma ci-dessous l’IDEAL STANDARD produit toute sa puissance au démarrage,  puis elle ajuste sa puissance de fonctionnement en fonction de la température extérieure. Sur des temps très longs de fonctionnement en continu (pendant toute la journée ce qui aurait du être le cas pour une maison non isolée) ce pic de consommation au démarrage est négligeable. Par contre dans un mode de fonctionnement en discontinu, du au fait que la puissance de la chaudière est très supérieure à la puissance de chauffe requise, les pics de consommation au démarrage deviennent source de surconsommation. 

  

courbe de consommation d'une chaudière classique

La chaudière à condensation que nous avons installée est une DIETRICH avec une puissance de 15kW qui peut fonctionner avec une puissance de 3kW. Cette puissance est nécessaire par grands froids pour maintenir la maison à une température de 18°C.   Cette chaudière est équipée d’un programmateur et d’une sonde extérieure. Les radiateurs ont été équipés de robinets thermostatiques.  

courbe de consommation d'une chaudière à condensation

Chapitre IV : IV.6 Isolation des combles

Jeudi 30 septembre 2010

Position du problème

 La meilleure énergie est celle que l’on n’utilise pas. L’ADEME montre que le toit représente 25 à 30% des déperditions énergétiques d’une maison. Ainsi, pour faire des économies d’énergie au niveau chauffage, de façon très simple et peu onéreuse, il suffit d’isoler le toit de son habitation ou les combles. L’efficacité de cette isolation a été prouvée lors des premier et second chocs pétroliers (années 70 et 80).

 

Combles perdus isolés avec des panneaux de laine de verre roulés

 

Expérience Gélosienne

 En 2009, pour sensibiliser sa population au problème de l’isolation des habitations, la municipalité gélosienne a participé avec la communauté d’agglomération de Pau à la réalisation de photos thermo graphiques aériennes.

Vue thermographique aérienne de notre rue réalisée par la CDAP (Pau)

Ces photos montraient à chacun les défauts d’isolation de sa toiture.  Dans notre cas elle révèle une perte de chaleur au niveau d’une cheminée qui n’était pas condamnée. Les mesures plus précises ont permis de vérifier qu’il y avait une descente d’air froid en hiver. Alors que la pièce était à 19°C au pied de la cheminée fermée, il faisait 16°C avec un courant d’air froid : un vrai réfrigérateur. Après cette étude, la cheminée a été condamnée et le conduit isolé.  

 

Notre expérience

 Notre maison est constituée d’un rez de chaussée, d’un étage et de combles perdus. Cette structure permet de minimiser les déperditions thermiques au niveau du toit. Pour isoler les combles nous avons choisi une isolation standard des panneaux de laine de verre roulés d’une épaisseur de 200 mm. Nous en avons mis deux couches croisées pour avoir une résistance thermique théorique de 10. Ce dispositif nous permet de penser que nous pourrions atteindre une résistance réelle supérieure à 7,5 pour être dans les normes BBC.

 

Une première couche d’isolant est posée entre les solives et la seconde vient la couvrir. Les deux couches se croisent.

Pourquoi ce choix 

 Pour deux raisons :

1)                           les isolants vieillissent, ils perdent leurs propriétés isolantes dans le temps à causse d’une part des conditions thermiques et hydriques très sévères que l’on trouve sous un toit de tuiles et d’autres part à cause du tassement qui peut être accéléré par des piétinements. Pour cela, il faut pouvoir le changer régulièrement (tous les 10 à 15 ans semble être une bonne fréquence). 

2)                           les panneaux sont faciles à enlever ou à changer à l’inverse des isolants soufflés. En 1999, après un orage de grêle notre toiture avait été ravagée par des grêlons de la taille d’un œuf de poule. Les tuiles et notre ancienne isolant qui était constitué de panneaux de laine de verre ont du être changés. Nous avions alors opté pour un isolant soufflé. Ce système d’isolation est intéressant au niveau isolation ; les fibres remplissent tout l’espace et se mettent partout. Il n’y a pas un coin, un endroit où il n’y a pas de fibre. Mais sous les toits les jours de grands vents les fibres « se promènent » dans les combles et petit à petit la couche d’isolant n’est plus uniforme. Les jours d’été de grande chaleur l’atmosphère sous les combles est irrespirable. Enfin, ce système rend quasi impossible un enlèvement manuel, il faut l’aide d’une entreprise spécialisée.

Pour ces deux raisons nous avons opté pour les panneaux et nous verrons bien….